| | Les jeunes en pays Arverne ... Le Puy-de-Dôme accueillait les 8 et 9 mai l’assemblée générale de l’Ajec (Association des jeunes éleveurs de charolais) nationale. C’est au cœur des volcans d’Auvergne que les adhérents et leurs conjoints ont passé un agréable week-end. C’est une équipe jeune et dynamique, menée par Mathieu Garde, président de l’Ajec du Puy-de-Dôme, et aidée par Gilles Gapihan de l’EDE 63, qui a concocté le programme du week-end. L’après-midi du samedi était consacré à l’assemblée générale statutaire de l’Ajec nationale, présidée par Hervé Godet. Julien Pluchaud, secrétaire, est revenu sur les activités de l’Ajec en 2009 : achat du taureau Erudit et diffusion des doses, formation pour apprendre à commenter son jugement et participation des juges stagiaires de l’Ajec aux différents concours, prix Ajec décernés lors des concours, communication. Patricia Touillon, trésorière, a présenté le rapport financier.  A l’issue de l’assemblée générale statutaire était organisée une table ronde sur le thème « Sélectionneur : quel avenir pour ce métier au service de la filière ? » à laquelle ont participé Jean-Luc Desnoyer, président de Covido-Bovicoop, Georges David, président de l’UCATRC, Yves Jehanno, directeur de Bovins croissance de l’Allier, Hervé Godet, président de l’Ajec, Michel Baudot, président du Herd book charolais, Serge Paran, président de l’UALC et d’Apigène. Deux points ont particulièrement été abordés : l’image du sélectionneur au sein de la filière viande et la place du sélectionneur avec les nouvelles biotechnologies. La deuxième partie sur la génomique a particulièrement fait débat dans la salle. Yves Jehanno considère que les sélectionneurs ont tout à gagner à utiliser les nouvelles technologies. « La génétique est le meilleur moyen pour passer le cap. » Serge Paran croit aux nouveaux outils mais « chacun est libre de les utiliser ». Pour Jean-Luc Desnoyer, « les jeunes éleveurs constituent l’avenir de la race et de toute une filière ; ils ont les cartes en main pour répondre aux attentes. » Georges David a invité les jeunes à s’investir dans les organismes pour éviter que les nouveaux outils ne leur échappent. Hervé Godet va dans ce sens : « Mieux vaut être acteur pour décider plutôt que de subir. Si nous ne sommes pas acteurs, nous ne pourrons pas fixer les règles du jeu. » Michel Baudot a affirmé que le HBC s’adaptera, comme il a su le faire dans le passé. « A nous de prendre le train. Il ne faut pas être réticents car d’autres sont prêts à prendre notre place. » Le samedi après-midi, les accompagnants ont eu la possibilité de visiter le musée de l’abeille et le volcan à ciel ouvert de Lemptegy. La journée s’est terminée, comme à l’habitude, dans la convivialité. Le lendemain, une visite de Vulcania était au programme. Photos et texte de Lucie Grolleau | |